Anne, ma soeur Anne

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Anne, ma sœur Anne
 
Hier soir, une grande dame est morte.
Ce que vous ne savez pas, c’est qu’elle a sonné à ma porte.
Elle m’a dit, je peux rester ?
J’ai répondu, mais oui entrez !
Anne, ma sœur Anne, venez vous reposer
Dans mon Panthéon personnel
Je vous ai fait une place de reine
Comme à toutes celles que j’abrite
J’y brûlerai des lampions
Qui éclaireront vos chansons
Elles brilleront comme des pépites
Et la lumière sera si belle
 
Je vous ai toujours connue
Ma mère m’avait parlé de vous
Vous étiez proches sans vous connaître
J’étais une môme que ravissait
Cette berceuse pour une pomme
« Oh Oh, dis la pomme, pourquoi voulez-vous que je dorme ? »
A mon tour j’ai parlé de vous
A mes enfants l’une après l’autre
« Tourne le phare » je leur ai dit
« Et à sept ans on perd ses dents »
 
En parallèle je découvrais
En même temps que je militais
Que vous aviez presque chanté
Sur tout ce qui me révoltait
J’aurais aimé que mes grands-mères
Prennent des vacances comme Clémence
J’ai adoré votre bergère
J’ai ri de son impertinence
 
Un jour j’ai dit à mes enfants
Que nous devions nous souder toutes
Que chacune avait ses raisons
D’agir à sa façon
(Là-dessus je n’ai pas de doutes
M’auriez-vous aimée tout de même ?)
Le chemin n’est pas si facile
Pour se sentir toutes Frangines  
Mais je jure de la cultiver
La sororité
 
Anne, ma mère Anne, puisque vous avez dû partir
Je deviens ce jour votre fille
Votre héritage dans ma besace
Je poursuis humblement ma foi
Votre quête et votre combat
Inspirée par vos mille chansons
A ma façon

Une réflexion sur « Anne, ma soeur Anne »

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